dimanche 19 mai 2019

03/05/2019 Bossugan

Bossugan 33
Départ : église
Distance : 11,63 km / Dénivelée : 153 m
Temps de déplacement : 2h37
29 participants

Bossugan est l'une des communes les moins peuplées du département de la Gironde et son habitat est très dispersé. Ainsi, la mairie et une ou deux maisons se trouvent sur le bord de la route principale tandis que l'église est plus loin, isolée au milieu des vignes. Toutefois, ce petit village possède un beau patrimoine : l'église, des châteaux, des moulins…
La randonnée, dans un paysage légèrement vallonné, sillonne vignes et bois, avec de beaux points de vue et la flore y est abondante et variée. 

* L'église St Laurent de Bossugan : d'architecture romane, elle a été construite au XIIe siècle et agrandie au XVIe. Un porche protège l'entrée et elle possède un clocher mur abritant une cloche classée de 1596.

* Le château de Vaure : construit entre la fin du XVie siècle et le début du XVIIe, après la destruction d'un château du XIIIe. Il est entouré de douves sur 3 côtés et est composé de 3 corps de bâtiments formant une cour carrée avec 3 gros pavillons aux angles.

* Le château de Brugnac : édifié au XIVe siècle selon les ordres du Roi-Duc (roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine), il comprend un donjon carré à 3 niveaux relié à un manoir du XVe par des passerelles.













Depuis le château de Vaure


Belle construction, mais dégradée !













jeudi 9 mai 2019

1/2/3/4 avril 2019 Val de Dronne



Val de Dronne : d'Aubeterre à Brantôme 24
"Chemins de terre d'Harrison Barker"


Après l'expérience réussie en 2018 sur les chemins de terre et d'eau de Harrison Barker*, un groupe de 17 membres du club de randonnées a tenté et réalisé avec succès un nouveau parcours de 4 jours et 90 km en Val de Dronne (d'Aubeterre sur Dronne à Brantôme).

* Harrison Barker était un voyageur anglais qui, au XIXe siècle, a écrit le récit de ses pérégrinations en Guyenne ; il a ainsi parcouru à pied la vallée de la Dronne.


Photos Jean-Claude B / Textes adaptés du récit de Jean-Claude B


Lundi 1er avril : d'Aubeterre sur Dronne à Ribérac : 32 km



A 8h30, le groupe quitte Aubeterre et son riche patrimoine par le chemin des douves. Le tracé, bien balisé, privilégie les chemins. Un pont de singe permet de traverser la Dronne (la rivière faisant ici office de frontière entre la Charente et la Dordogne) au moulin de Poultrot. 
Vers 13h, un arrêt à Bourg-du-Bost, qui possède une remarquable église hospitalière du XIIe siècle, permet de se restaurer et de se reposer avant de continuer vers Epeluche, village endormi, à la sortie duquel il faut à nouveau traverser la Dronne. Il reste encore 11 km avant d'atteindre Ribérac et 2km supplémentaires pour accéder au Rev Hôtel qui héberge ce premier soir la troupe (fatiguée, mais fière du devoir accompli !). 



Aubeterre sur Dronne : le village est construit en amphithéâtre autour d'une boucle de la Dronne. Le château, les 3 couvents, l'hôpital St François, les églises St jacques et St Jean (église monolithe) témoignent d'un riche passé historique et religieux.






Pont de singe du moulin de Poultrot


Château du Mas de Montet, de style Renaissance. Vestiges des XVe et XVIe siècles.


Lavergne - Petit Bersac

Château du Pauly, bâti en 1876






 Notre Dame de l'Assomption, église hospitalière du XIIe siècle. Eglise romane à coupole, voûtes peintes, fresques dans le chœur et retable du XVIIe siècle.

La coupole


La Dronne

Moulin sur la Dronne

L'ancienne église d'Epeluche, romane, a été en grande partie ruinée par les nombreux conflits de la guerre de Cent ans.



Puits et lavoir à Epeluche






Mardi 2 avril : de Ribérac à Montagrier : 23 km



Après une bonne nuit de repos et un copieux petit-déjeuner, nos randonneurs repartent pour une journée éprouvante. Le circuit traverse les quartiers anciens de Ribérac (patrie d'Arnaut Daniel, troubadour du Moyen-Age) avant de rejoindre un coteau surplombant la vallée. Après 12 km, c'est la halte déjeuner à Saint Méard de Dronne, devant la salle municipale balayée par un vent glacial. Heureusement, quelques douceurs (cannelés, petits gâteaux, vin rouge et rosé) offertes par les uns ou les autres réchauffent les cœurs et les corps ! 
L'après-midi, de nombreuses montées et descentes, une halte collation à Saint Victor, et, sur la fin du parcours, un cadeau de la nature que personne n'a vraiment apprécié : une violente averse de grêle sur un chemin de crête à 5 km de l'arrivée à Montagrier. 
Le gîte VTT et le restaurant "Les délices de la treille" qui accueillent les randonneurs sont les bienvenus.





L'ancienne église étant trop exiguë et en mauvais état, l'église Notre Dame de la Paix a été construite en 1933, dans un style néo-roman, à coupoles. Le décor intérieur utilise des motifs de style Art déco.

L'église Notre Dame est l'ancienne chapelle du château (il ne reste aucune trace de ce dernier). Bâtie au XIIe siècle, transformée en collégiale au XVe, elle et devenue église paroissiale après la Révolution.








Les traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvés en ces lieux.


L'église Saint Méard, romane, possède des peintures murales du XVe siècle, découvertes en 1999.

Moulin-conservatoire de la Pauze (histoire de la meunerie, de la boulangerie…)

Deux appuis lui sont nécessaires !! 



Puits couvert à Saint Victor

Saint Victor possède une église romane du XIIe siècle

Juste après l'averse de grêle...



Au XIIe et XIVe siècles, Montagrier, importante place forte anglaise, possédait des murailles dont il reste aujourd'hui une imposante porte : la Porte de Wiridel, à l'entrée Sud. 

L'église Sainte Madeleine, située sur une terrasse où se trouvait autrefois un prieuré, a été bâtie vers le milieu du XIe siècle et remaniée au XIXe. Sur un plan tréflé, elle possède 2 absidioles voûtées en cul de four. Une coupole domine le chœur sur lequel se dresse le clocher carré.


Mercredi 3 avril : de Montagrier à Paussac Saint Vivien : 22 km

A 9h, les marcheurs quittent Montagrier sous un vent glacial, mais quelques petits raidillons les réchauffent rapidement. Une averse les surprend avant la traversée de Grand-Brassac où ils visitent l'église fortifiée. Le hameau de Juillac, objectif suivant, est rejoint après quelques errances, puis ils subissent une nouvelle averse avant la pause de midi à Saint-Just. Là, le soleil enfin présent et le pique-nique enrichi de foie gras, bon vin et autres gourmandises contribuent à requinquer la troupe. Plus tard, sous une pluie généreuse, un détour les amène au Vieux Breuil afin de visiter ce village fantôme, ancien village de carriers. Après une séance photo près de la Peyre Dermale, le parcours les conduit à Paussac et Saint Vivien où se trouve le gite qui doit les abriter. Quant au repas, c'est au restaurant l'@typique (bar, épicerie, restaurant associatif cyber branché) à Grand-Brassac qu'il a lieu.









Avant Grand-Brassac



Ouf ! Un abri ...





L'église St Pierre et St Paul, romane, a été construite du XIIe au XVIe siècle. Des dispositifs fortifiés (créneaux, galeries de défense, ouvertures très étroites) en ont fait un refuge pour les villageois lors de la guerre de Cent Ans et des guerres de religion.

Sculptures du portail Nord



Encore la pluie !




Le village abandonné du Vieux Breuil : des ruines plutôt mystérieuses dissimulées dans les friches témoignent de la présence de carriers (ouvriers qui extrayaient la pierre dans les carrières) depuis les XIIe et XIIIe siècles ; ils vivaient dans des demeures semi-troglodytiques.


La Peyre Dermale (ou pierre aux sacrifices) est un monolithe inscrit aux monuments historiques. A sa base et sur le plateau se trouvent des cupules et des rigoles. A l'arrière, une cavité en forme de porte a été creusée.

Ces dames ...

… et ces messieurs !

Une belle haie d'honneur !


Pigeonnier de Paussac, au toit en lauzes, construit au XVIIe siècle


L'Eglise Saint-Timothée, bâtie au XIIe siècle, remaniée au XIVe. C'est une église fortifiée, avec clocher carré, chambre forte et traces de mâchicoulis.

Presbytère de Paussac

Les falaises de Paussac font le bonheur des grimpeurs.


Jeudi 4 avril : de Paussac et Saint Vivien à Brantôme : 15 km

La dernière étape est la plus courte, et c'est celle qui présente le moins de difficultés. Nos vaillants marcheurs s'élancent dès 8h30 pour la réaliser. Le parcours les fait cheminer dans des sentiers forestiers confortables et pleins de charme. A l'arrivée à Brantôme aux environs de midi, les sentiments sont mitigés : satisfaction d'avoir atteint le but mais aussi regret d'avoir achevé l'aventure. 
Avant le retour au bercail, le groupe partage un bon repas au restaurant "Le fil de l'eau" pendant lequel chacun se remémore les moments agréables ou difficiles, les péripéties et les anecdotes drôles qui ont marqué cette expédition.
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Petit déjeuner à Paussac









Eglise Saint Julien de Brioude, du XIIe siècle. Son clocher fut fortifié au cours de la guerre de Cent Ans.



L'église de Saint Pardoux date du XIIe siècle, elle fut la première église paroissiale de Brantôme, puis fut désaffectée à la Révolution. Seul subsiste le rocher roman et le départ de voûte sur croisée d'ogives ; le reste est constitué d'habitations rurales et de granges. 
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L'église abbatiale St Pierre est attenante à l'ancienne abbaye. Son clocher campanile du XIe siècle, de style roman, est construit sur un surplomb rocheux de 10m de haut.

La "Porte des Réformés", du XVe siècle, est une ancienne porte de l'enceinte fortifiée (côté Nord de l'abbaye). 

L'ancienne église paroissiale Notre Dame, de style gothique flamboyant, a été construite en face de l'abbaye en 1516. Désaffectée en 1858, lorsque l'église paroissiale a été transférée dans l'église abbatiale, elle abrite aujourd'hui un marché couvert.


L'abbaye Saint Pierre, bénédictine, a été fondée à la fin du VIIIe siècle (par Charlemagne selon la légende). Elle fut à ses origines troglodytique. 

Le pont coudé, construit au XVIe siècle, pour accéder au jardin des moines.


La tour Saint Roch, du XIIe siècle, fermait autrefois le mur d'enceinte de l'abbaye. 
Le Pavillon Renaissance, construit au XVIe siècle, était destiné à l'abbé.